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Ma vie au fil des mots (première partie) : les facéties de l’inspiration

Article posté le 27 mai 2017

Once upon a time avec plume et parchemin

Ecrire… Ce n’est pas seulement que j’aime écrire. Parce que parfois, c’est difficile, exigeant, décourageant. C’est juste que j’ai autant besoin d’écrire que de respirer.
Il fallait donc que je finisse par vous en parler, vous raconter ce qu’il y a dans ma tête, ces moments où m’assoir devant la page blanche est un supplice, ces moments où tout fuse dans ma tête et où je n’ai pas de page blanche sous la main… Ces moments enfin où accoucher d’un personnage, d’une scène, d’une image, d’une idée est une véritable explosion de joie…

Pourtant, quelque chose m’empêchait de rédiger cette série d’articles ; cette petite voix culpabilisante qui me disait que je n’avais aucune légitimité à vous parler de ma vie au fil des mots alors que je n’écris plus depuis plusieurs mois.
Mais c’est justement cette voix qui m’a décidée. Parce que je n’ai pas envie de vous parler que des bons moments, mais de tous les moments et parce que je nourris l’espoir que peut-être, en posant des mots sur mon passage à vide autant que sur mes moments d’exaltation, quelque chose pourra se débloquer en moi.

Ces textes (il y en aura au moins deux, on verra ensuite) sont donc un peu un récit de mes ressentis, une façon de parler à d’autres écrivains en herbe qui peut-être se retrouveront dans mes propos et se sentiront moins seuls, encouragés. C’est un peu aussi une façon de donner mes petites astuces à moi, qui valent ce qu’elles valent, pour arriver à écrire.
C’est enfin une façon d’ouvrir le dialogue à tous ceux qui écrivent, amateurs ou professionnels, une proposition d’échange, de discussion.

J’écris depuis que j’ai quatre ans et demie

Et je n’ai jamais cessé depuis. Des fan fictions, des ébauches de roman, des nouvelles… Et des articles, depuis que Dimension Flo existe.
C’est mon papa qui m’a appris à lire et à écrire le braille, quand je n’étais qu’un petit bout qui n’avait pas encore cinq ans. J’ai fait mon primaire dans un établissement ordinaire où j’ai appris l’écriture ordinaire, le noir comme on dit au pays des braillistes ; mon père ne voulait pas que les deux apprentissages risquent de se mêler et de me poser problème, aussi suis-je entrée en cours préparatoire en maîtrisant déjà la lecture.
Dès que j’ai su lire suffisamment, j’ai dévoré des livres. Et dès que j’ai commencé à lire, j’ai eu envie d’écrire. C’était évident, c’était en moi, cette fascination pour les mots qui bien choisis et mis bout à bout forment des phrases lourdes de sens, des paragraphes qui peuvent évoquer des paysages magnifiques, tirer des larmes ou faire enrager.

Pierre et Lucie partent en bateau

C’est mon premier ouvrage. Six pages en braille, sans doute guère plus de deux, en écriture ordinaire, que ma mère a cérémonieusement recouvertes d’une couverture rose cartonnée sur laquelle elle a tracé au feutre le titre en caractères suffisamment grands pour que j’arrive à les voir. Une petite histoire un peu décousue sans doute fortement inspirée par l’un des livres pour enfant que je lisais à ce moment-là ; mais un texte où, à cinq ans, je maîtrisais déjà le passé simple sans en avoir étudié la moindre règle grammaticale.

A l’époque, tout était simple et l’est resté très longtemps. Durant les quinze années suivantes, j’ai fait du chemin, mon style s’est affirmé et amélioré même si aujourd’hui, quand je lis ce que j’écrivais il y a dix ans, j’ai du mal à supporter la piètre qualité de l’écriture et même du fond.

J’écrivais sans plan, au gré de mon inspiration, finissant par placer mes personnages dans des situations inextricables dont je les sortais sans l’avoir prémédité, avec plus ou moins de lourdeur et de maladresse.
L’écriture était très agréable, fluide et me procurait un plaisir puissant, mais le résultat n’était guère satisfaisant, j’en avais conscience même à l’époque.

Puis est venue la maturité

Une certaine maturité oui, et dans ma tête et dans mes lignes, mais aussi le désir et le dessein de véritables projets, d’édifices construits que je prendrais davantage de plaisir à revisiter, même s’ils me demanderaient plus de rigueur à construire.
L’écriture était et est toujours une passion, une joie, mais il fallait qu’elle devienne un travail à part entière.
Je me suis mis à travailler mes plans, à apprendre à ordonner, esquisser, tout en laissant toujours cette place indispensable à l’improvisation, cette possibilité par l’écriture de me surprendre moi-même, liberté qui pour moi est la clef d’une œuvre réussie, avec ce petit plus qui accroche le lecteur.

Mais avec de réelles ambitions et un réel investissement, écrire est devenu plus exigeant, plus difficile.
Je me suis mise à porter un jugement très sévère sur mon travail. Le fait de me déplaire, de me décevoir est devenu une véritable angoisse, qui parfois m’a bloquée des mois dans l’écriture. Paradoxalement, c’est cette sévérité envers moi-même qui m’a fait découvrir que je pouvais être très enthousiaste en relisant certains de mes écrits. Une découverte de poids, parce qu’elle m’a fait réaliser qu’il était extrêmement important, sans orgueil mais avec un regard sincère, que je trouve d’abord moi-même ce plaisir à me lire, si je voulais que d’autres puissent apprécier de le faire.

Ne pas frustrer l’inspiration

Peu à peu, j’ai appris à être plus indulgente avec moi-même. J’ai compris que si j’attendais trop de moi avant même de commencer à écrire, je n’écrivais plus rien.
Et la meilleure façon d’assassiner l’inspiration, c’est d’arrêter trop longtemps d’écrire. J’en sais quelque chose, à l’heure où j’écris ses lignes et où la simple idée de me remettre à l’ouvrage après des mois d’abandon m’exalte autant qu’elle me terrifie.
J’ai appris au fil du temps que l’on ne se met à bien écrire qu’en écrivant tout le temps.
Mieux vaut écrire dix pages que l’on jettera ensuite parce qu’elles sont mauvaises plutôt que de ne pas oser se lancer parce qu’on ne se sent pas dans un bon jour.
Quand les mots franchissent notre esprit et s’écoulent à travers nos doigts, ils prennent une toute autre dimension. C’est la seule façon de vraiment se rendre compte s’ils sont justes ou s’ils sonnent creux. Ecrire aide à mieux écrire, en tout cas chez moi, c’est ainsi que ça fonctionne.

Une autre problématique intéressante que je rencontre avec cette inspiration si volage, c’est cette tendance prodigieusement agaçante à avoir brusquement mille idées pour une autre nouvelle, un nouveau roman, dès que je me replonge dans la rédaction du livre sur lequel je travaille et que j’aimerais vraiment terminer.
Au début, je réprimais furieusement cette tendance et m’obligeais à garder un seul ouvrage sur mon métier… Mais je me suis rendue compte qu’en faisant ça, j’entravais durablement mon inspiration.
Parfois, quand une idée parasite nous arrive en tête, mieux vaut la laisser s’exprimer jusqu’au bout, même si elle nous détourne pour un temps de notre objectif. Parfois, ce temps-là, que l’on a l’impression de gaspiller, va être nécessaire pour que notre projet initial mûrisse et prenne toute la place qu’il mérite dans notre esprit.
A présent, si j’ai envie tout à coup d’écrire autre chose que ce que je suis sensée écrire, je le fais. Et une fois que je suis parvenue à me débarrasser de l’horrible culpabilité que ce choix génère, je me rends compte que ça me fait vraiment du bien.

Tout sauf écrire !

Et puis il y a ce moment horrible, il n’est pas systématique heureusement, il vient surtout quand je n’ai pas écrit depuis quelque temps, ce moment affreux où je m’installe devant mon ordinateur pour écrire et où j’ai brusquement envie de faire mille choses que je n’ai aucune envie de faire d’habitude, plutôt que d’écrire.
Ah tiens, ce serait pas mal de faire une lessive. Bon, je vais aller passer l’aspirateur, je sens que c’est nécessaire.

Ca, c’est quand je veux écrire à la maison. Ayant parfaitement compris que la peur de la page blanche générait chez moi ce genre d’attitudes, je n’écris pratiquement plus qu’en extérieur.
Mais là aussi, j’arrive à ressentir ce : n’importe quoi, plutôt qu’écrire ! Ah, il y a ce mail super important, il faut que j’y réponde tout de suite. Mon Dieu, je devais acheter ce truc sur Amazon…

Je me coupe donc aussi d’internet et j’éteins mon téléphone, même si parfois cela me frustre dans un besoin de recherche pour mon livre, tant pis je ferai les recherches plus tard.
Mais parfois, ça ne suffit pas. Mon ordinateur est en lui-même une source de distraction. Tiens, et si j’allais relire ce vieux fichier qui ne sert a rien et qui a dix ans ? Ca doit être passionnant !

Et constater que je suis prête à tout plutôt qu’à écrire me rend très malheureuse, sans que je ne puisse rien y faire. Malheureuse, parce que j’aime écrire, que j’aime mes personnages, comme s’ils étaient mes amis, mes frères… Je vous reparlerai de ça plus tard, la folie qui existe dans ma tête au sujet de mes personnages… Les laisser livrés à eux-mêmes me paraît criminel. Et pourtant, parfois, je n’y arrive pas.

Mes petites solution

Il y a d’abord la régularité ; si j’écris tous les jours, pendant une plage horaire que j’ai réservée à l’avance et qui est toujours la même, d’une certaine façon mon esprit se met dans une disposition plus adéquate et mon problème de dispersion diminue.

Il y a le moment de la journée. Je pense que pour chacun il est différent. Pour moi, c’est le matin, entre six heures et dix heures. C’est un moment où mon esprit, tout juste sorti du sommeil, est encore vierge, si j’ose dire. Il est beaucoup moins parasité, il est frais et dispos et les mots, les images viennent plus aisément sans que d’autres pensées ne viennent me troubler.
Durant une courte époque de ma vie, j’écrivais tous les matins entre 7h30 et 10h. Je n’ai pas réussi à tenir le rythme longtemps, d’autres activités m’ayant contrainte à arrêter, mais c’est la période où j’ai été le plus productive de ma vie sur le plan de l’écriture.
Aujourd’hui je suis intimement convaincue que si je veux réellement retrouver cette énergie créatrice qui me manque tant, il me faut reprendre ce rythme et j’ai fermement l’intention de le faire dès que je serai sortie des petits soucis médicaux qui m’imposent des déplacements contraignants le matin.

Pour finir, j’ai envie de vous parler de mon lapis-lazuli. C’est un petit détail, et sans doute que son effet est surtout psychologique. Toutefois, cette petite habitude prise depuis un an à peu près m’aide parfois vraiment.
Depuis un certain temps, lorsque j’écris, je pose sur mon bureau un lapis-lazuli que je prends régulièrement au creux de ma main, que je touche, que je regarde tout en réfléchissant à mon œuvre.
Certains taxeront mon attitude de superstition, d’utilisation ridicule de grigri. Je ne crois pourtant pas qu’il y ait quoi que ce soit de cet ordre dans mon rapport à cette pierre.
Lapis-lazuli sur main
Je vous parlais il y a quelque temps de la lithothérapie, l’utilisation des minéraux pour la santé du corps et de l’esprit.
Le lapis en lithothérapie est une pierre qui stimule la créativité, développe l’intuition et aide à clarifier les idées.
Je ne sais pas à quel point je crois aux pouvoirs de cette pierre, mais ce que je sais, c’est que c’est une pierre qui m’attire, dont j’aime le contact, dont la proximité me procure du plaisir.
Je crois que le fait de garder près de soi, quand on écrit, un objet avec lequel on se sent en phase, avec lequel on se sent bien peut être d’une grande aide.
Cette pierre, sans mauvais jeu de mot, me permet de cristalliser mes pensées, mes émotions.
Le fait lorsque je réfléchis de me concentrer sur un objet me permet de me rassembler, de canaliser mes idées, de me recentrer.
Cela serait-il moins efficace avec un autre objet qui me plaît mais n’aurait pas les vertus que l’on attribue au lapis-lazuli ? Je n’en sais rien et à dire vrai, je m’en fiche royalement. Je sais juste que cette jolie pierre bleue au creux de ma paume m’apporte quelque chose et me rassure et cela me suffit.

La prochaine fois, je vous parlerai de la vie de mon imaginaire, de ma douce folie intérieure.
En attendant, si vous écrivez, j’aimerais connaître vos retours d’expérience.
Connaissez-vous parfois les tracas que j’évoque ?
Quels sont vos astuces pour y remédier ?

A lire aussi :
Ma vie au fil des mots (partie 2) : les folies de l’imagination

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8 Avis

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  1. Aaaah, l’écriture. Pour moi aussi c’est une véritable passion, qui a commencé dans les lointaines contrées des fanfictions Sonic sur Skyrock.
    Je trouve que c’est une très bonne idée d’écrire cette série d’article : tu n’as pas besoin d’avoir une légitimité quelconque pour parler de tes expériences, même si tu n’écris plus depuis des mois (c’est mon cas aussi : mon blog est exclusivement dédié à l’écriture et je fais des posts-conseils. Pourtant je n’ai même pas 18 ans et je n’ai jamais rien fini. Est-ce que ça m’empêche de bloguer là-dessus ? Pas du tout : j’apprends en même temps que je partage et que j’échange avec les autres, et c’est extrêmement enrichissant.)

    Je comprends tes soucis avec l’inspiration et la régularité. Personnellement je ne me force jamais à écrire parce que c’est le meilleur moyen de me dégoûter de ce que je fais ; mais tu as raison quand tu dis que ne pas écrire ne serait-ce qu’une fois par semaine nous déshabitue (et après quand on s’y remet, c’est la grosse galère). Après il faut aussi se laisser du temps pour bien développer nos idées, pour qu’elles soient au top de leur potentiel.
    Je pense que tu pourrais essayer le NaNoWriMo, je ne sais pas si tu connais ? C’est un événement international où tu te fixes l’objectif d’écrire 50K mots pendant le mois de novembre. J’ai essayé l’an dernier mais je n’avais pas passé assez de temps à planifier mon roman du coup je n’ai pas pu dépasser les 4000 mots. Mais c’est quelque chose à tenter :)

    "Les laisser livrés à eux-mêmes me paraît criminel." C’est tout à fait vrai, ça serait comme laisser ses bébés seuls à la maison ! Assez étrangement c’était la prémisse d’un de mes projets, que j’ai toujours en tête : que se passe-t-il quand un auteur abandonne ses personnages et le monde qu’il a créé ? A grand renforts de Science-Fiction (inspiré par Sonic Riders : Zero Gravity) et de concepts métas, mais là encore ce n’est qu’une idée qu’il faudra développer.

    En tout cas je te soutiens dans tes projets d’écriture et j’ai hâte de lire la suite de cette série !

    Rachel

    27 mai 2017

    • Hello !
      Merci avant tout pour ton commentaire qui est super encourageant. J’ai super bien fait d’écrire cet article, lire vos réactions est super motivant et me donne tellement envie de m’y remettre sérieusement !

      C’est marrant ton idée d’écrire sur ce qui arrive aux personnages abandonnés par leur auteur, j’avais eu ily a quelque temps un projet tout à fait similaire. J’ai finalement abandonné le sujet parce que j’avais trop d’autres idées, mais le concept me plaît énormément.

      Je suis d’accord avec toi sur le fait qu’il faut aussi se laisser le temps de mûrir ses idées. Le temps de maturation ou d’incubation comme l’appellent certains auteurs est super important. Pour ça aussi que j’évite de trop exiger de moi-même d’écrire dans les moments où je ne le sens pas. Ce n’est pas parce que je n’écris rien qu’il ne se passe rien dans ma tête.

      Ouaip, je connais le nanowrimo et j’ai plusieurs fois songé à le faire sans me lancer. Autant me lancer là-dedans pour une fan fiction ou quelque chose comme ça, ça me plaît, autant j’ai peur que de me lancer ce défi sur un projet comme le roman sur lequel je travaille, ça me bloque. Mais ça pourrait tout aussi bien me motiver à fond et puis, si je n’y parviens pas, ça ne fait rien, au moins j’aurai essayé.
      Mais j’aime bien ce principe que j’avais découvert sur un site dédié aux fan fictions sur lequel j’écrivais dans l’univers Harry Potter (eh oui on a tous nos petits travers :d ).

      En tout cas je te remercie beaucoup pour ton passage, j’avais déjà remarqué plusieurs fois ton blog via des publi sur Twitter mais je retournerai y faire un tour, j’aime tellement les blogs écriture !
      A bientôt !

      Flo

      30 mai 2017

  2. Je comprends tout a fait ce don tu parles. J’ai moi-même l’imagination décousue et volage. une seconde j’ai l’esprit qui bouillonne puis l’autre,, ce trop-plein d’imagination entre en surchauffe et je reste paralysée devant ma feuille.
    Dans ces moments là, j’essaye de faire complètement autre chose, lire un livre, regarder un film, avoir une discussion avec mon copain. ça aide mon esprit à se désembourber :)

    Laure

    28 mai 2017

    • Tout à fait d’accord avec toi. Parfois, inutile d’insister, on empire le bourbier. Il faut complètement se dégager l’esprit et ensuite, on revient tout naturellement à notre idée.
      Merci pour ton passage !

      Flo

      30 mai 2017

  3. Ce que tu décris, les écrivains professionnels le vivent. Mot pour mot. Aimes-tu lire des livres sur l’écriture ? J’imagine que oui… j’ai toujours à proximité de ma table, quand j’écris, "Écrire" de Stephen King, "Mes secrets d’écrivain" d’Élisabeth George (dont ma mère est fan, elle me l’avait offert), "L’art du roman" de Virginia Woolf, et 3 autres ouvrages dont les thématiques sont un peu plus larges : "La Dramaturgie" d’Yves Lavandier, "Écrire un scénario" de Michel Chion, et "Libérez votre créativité" de Julia Cameron. Je trouve touchant ton parcours. Je me suis demandée, en te lisant, si écrire en braille donnait un rapport presque "plus physique" avec le texte : est-ce le cas ?

    Yael

    28 mai 2017

    • Coucou !
      J’en ai lu un ou deux oui, de livres sur l’écriture, mais curieusement c’est une lecture qui va pouvoir me faire envie à des moments très précis mais qui le reste du temps, m’ennuie un peu… Ou peut-être que ça me renvoie à trop de choses va savoir. :)
      En tout cas merci de m’avoir donné ta liste, j’aime bien toujours prendre des références. Je suis notamment très curieuse de celui de Stephen King que je ne connaissais pas.
      C’est un auteur qui, même si je n’adhère pas à 100% à tous ses bouquins, me fascine complètement en tant qu’auteur. Il a un talent qui me renverse complètement dans sa façon de mettre en place des microcosmes, des ambiances d’un réalisme époustouflant… Bref, lire cet homme-là parler d’écriture, ça me plairait beaucoup.

      Alors figure-toi que je ne m’étais absolument jamais posé ta question sur l’écriture en braille. Et je trouve difficile d’y répondre. Pourtant je devrais pouvoir, puisque jusqu’à mes 18 ans à peu près, j’écrivais en braille, alors qu’aujourd’hui j’écris à l’ordinateur et ne fais de relecture sur terminal braille que rarement, en fin d’écriture. Le reste du temps, je relis avec une synthèse vocale…
      Je crois qu’il y a effectivement quand j’écris en braille et que j’ai le texte sous les doigts une espèce de sensation de davantage m’approprier le texte, il y a une sorte de mise à distance, avec l’écriture à l’ordinateur… Mais je pense que c’est davantage lié à la relecture qu’à l’écriture.
      En tout cas ce qui est sûr, c’est que quand je dois me relire, j’ai absolument besoin des deux pour avoir au final un regard complet sur le texte.

      Merci beaucoup pour ton commentaire en tout cas, c’est vraiment un plaisir de pouvoir lire d’autres gens qui écrivent !

      Flo

      30 mai 2017

  4. Coucou !
    Comme toi depuis toute petite j’écris des histoires. Bon moi je n’ai pas eu la chance de voir ma maman les conserver mais j’ai tout gardé dans mon PC d’adolescente que je garde précieusement. Un jour j’aimerais me replonger dedans et améliorer ce que j’ai écrit. En tout cas je suis d’accord avec toi écrire ça fait du bien et je pense que c’est en partie pour ça aussi que j’ai créé mon blog j’en ai besoin.

    Julie – <a href="http://www.commeonest.com">Comme on est</a>

    Comme on est

    29 mai 2017

    • Coucou !

      Merci pour ton commentaire !
      C’est chouette que tu aies pu garder des choses écrites plus jeune. Que l’on y retouche ou pas pour moi c’est une sorte de patrimoine, il ne faut surtout pas le perdre.
      Par contre je trouve super dur d’essayer de reprendre et d’améliorer des textes écrits plus jeune. J’avais essayé avec un petit roman écrit quand j’étais adolescente, dont j’aimais bien le scénario mais dont le style d’écriture était à désespérer, mais je me suis rendue compte que si je voulais faire quelque chose de convainquant, il me fallait carrément tout réécrire en conservant seulement le plan, la trame… Et ça a quelque chose de décourageant qui a fait que je ne l’ai jamais fait au final.

      En tout cas je te souhaite plein de plaisir dans l’écriture, d’articles ou d’histoires, écrire c’est toujours merveilleux !

      Flo

      30 mai 2017